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jean b.

Quelques considérations sur le pragmatisme chinois en matière de mode.

30 Octobre 2007 , Rédigé par jean b. Publié dans #De tout un peu...

    Les chinois ont hérité du communisme, en particulier lors de la révolution culturelle, d'une capacité à concilier confort, qualité, voire luxe, aux critères de sobriété de l'apparence en vigueur à l'époque, par quelques stratagèmes ingénieux. Ainsi, il était de mauvais goût d'exhiber quelconque signe de richesse extérieure, et même pis encore, l'époque était à l'uniforme.

    Mais, sous le drap bleu, rien n'interdisait la doublure de soie (bleue, par discrétion), ou mieux encore, pour les vestes d'hiver, entre la doublure et  le drap, en lieu et place du molleton d'ouate ou de laine, pouvait se dissumuler une véritable veste de fourrure. Le confort y gagnait ainsi que l'efficacité contre le froid. J'avais eu une veste de ce type, laquelle n'a pas résisté à l'usure du temps.

    J'ai une autre veste, post revo-cul, dont je ne saurais dire le type de tissu la compose, mais dont le molleton est en coton et la doublure en soie. Le traditionnel col montant, communément appelé « col Mao » était doublé d'un faux col blanc, amovible et fixé par de petits boutons-pression.

    C'était à se demander, d'ailleurs, si le bouton-pression n'était pas une découverte dont la confection semblait vouloir tirer le plus grand avantage car les cinq boutons de devant, traditionnels, en faux nacre, n'étaient que fictifs. Ils ne servaient qu'à masquer les boutons-pression à qui incombaient la tâche de fermer le vêtement. Avantage non des moindres, retirer se veste (pour la retourner ?) pouvait s'effectuer avec un minimum de mouvements et rapidement.

     Quand à la chapka d'hiver du fantassin chinois,  en poils de chèvre et drap ou coton, elle avait la particularité d'offrir un petit rabat d'oreille supplémentaire, sans doute étudié pour pouvoir entendre  une improbable mouche voler dans les frimas de l'hiver, à moins que ce ne soit pour ne pas se laisser surprendre par l'attaque des traîtres petits-bourgeois contre-révolutionnaires qui voudraient entraver l'inexorable progression du communisme glorieux dans le pays !

    Mais je m'égare !

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michel 31/10/2007 20:41

Que voilà des propos intéressants. Je suis bien persuadé que vous auriez beaucoup d'autres choses à nous apprendre sur le sujet de cet immense pays qu'est la Chine.
De ce que l'on en entend à la radio et de ce que l'on peut en lire communément, il conviendrait d'avoir peur de la Chine. Cela ne semble pas nouveau et il me semble que (de tous temps ?) la Chine et les Chinois ont fait peur. Du temps de Mao, on s'attendait à une invasion mondiale de la Chine. On l'attendait par la révolution communiste, elle arrive par une sorte d'ultra-libéralisme que j'ai bien du mal à apréhender parfaitement. La Chine produit, vend, exporte mais achète aussi beaucoup, des matières premières en particulier.
En ce moment, il semble être à la mode de dire que la Chine pollue plus que nul autre pays au monde et que l'avenir de la planète est gravement compromis par le dévellopement économique de ce pays. Bon... Admettons.
Il n'empêche que de tout ce que l'on peut dire sur la Chine, il reste que c'est un monde de mystères qui fait encore et toujours rêver.