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jean b.

L'écriture par besoin... (2)

12 Juillet 2006 , Rédigé par jean b. Publié dans #Nombril

  Il y a un piège et un mauvais ami à l'écriture. La murge. L'alcool. La surdose nocturne. Celle qui fait écrire n'importe quoi. Oui, ça permet de se lacher, mais pas comme on voudrait. La bêtise prend la main, la méchanceté aussi parfois. C'est ridicule. Et, le lendemain matin, c'est la honte, on voudrait n'avoir pas écrit ce qu'on a écrit la veille.

  Pourtant, c'est là, c'est gravé sur les tablettes et les écrans et on ne peut pas facilement revenir en arrière. Pourtant, ça pourrait être une forme d'expression libérée, mais non, ce n'est pas satisfaisant, on n'est pas nous-même, on est sous influence, néfaste.

  La voie vers la salubrité passerait par l'abstinence ou, tout du moins, par une modération raisonnée. Mais, comment faire lorsque, au bout du compte, on a l'impression que c'est la dernière compagnie viable ? Il est temps que je débute mes consultations, je voudrais bien sortir de ça, je vois bien le risque et le cercle vicieux.

  Des fois, j'ai envie de crier et toujours, depuis quelques jours, de pleurer, de pleurer et de pleurer encore. Mais, même si, quelquefois, ça parvient à sortir, à exploser, le plus souvent, ça reste au fond de ma gorge, au fond de mon ventre, j'ai du mal. Pourtant, ça fait du bien, ça vide un peu, mais ça fait du bien.

  C'est dur, le matin, de commencer la journée avec du dégoût, avec l'envie de rien, il faut vraiment prendre sur soi. J'y arrive, il n'y a pas trop de souci, mais ça laisse une sacré amertume au fond de soi.

  Et puis, j'aimerais bien, petite parenthèse dans tout ce fatras, adresser un clin d'œil et un message personnel à M.S., et lui demander son indulgence et, éventuellement, un peu de son attention. Je suis toujours aussi maladroit, je sais, mais c'est le plus beau sourire qu'il me soit donné de croiser en ces temps perturbés...

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HélÚne 12/12/2006 22:26

L'écriture pour moi c'est bien cela: elle naît du besoin de fixé ses pensées mesages et fait de façon durable. Je n'est que 15ans mais à moi aussi l'écriture m'aide. Elle m'aide à surmonter des choses qui me dépassent, des choses que je n'arrive toujours pas à accépter. Certe je fais des fautes d'ortographe mais le soulagement , celui de tout sortir me fais du bien et à toi aussi aparemment !!! C'est un ami qui ma conseillé l'écriture sans cela j'aurais craqué ! Mais ne t'inquiéte pas je ne suis pas suicidaire !! Je suis contente que d'autres personnes encore exerce cette méthode pour se sentir mieux !!! Merci à tous ceux .....qui lisent cela jusqu'au bout et qui me comprennent !!

jean b. 15/07/2006 08:00

Je maintiens : vous n'êtes pas, Isabelle, la mieux placée pour donner des leçons dans ce domaine.

Isabelle 13/07/2006 23:51

L'alcoolisme est une maladie qui tue lentement mais sûrement toute la créativité qui est en chacun de nous. L'aloolique est incapable d'aimer quiconque ou quoi que ce soit. A part, sa drogue. Celle pour qui il est capable de prouesses inuouïes. L'alcool, en excès, est destructeur.

jean b. 13/07/2006 06:07

> M.S.?? Manuela STIEG

  À votre avis ?

  Merci beaucoup, en tout cas, pour votre commentaire.

Manuela STIEG 12/07/2006 14:35

le processus de création ...je le connais bien...l me torpille tous les ans et même plusieurs fois par an...il faut que je me confronte à des tonnes de médiocrité pour finir laborieusement par trouver 1 gramme de qualité.
Si petit soit il , qu\\\'il est précieux ce gramme!

J\\\'estime que c\\\'est une chance que d\\\'avoir en soi l\\\'espoir de creer et le culot de s\\\'offrir une page blanche même pour y jeter de sgribouillis

quel malheur que de ne pas avoir envie de dire!
Quel labeur que de parvenir à dire ce que l\\\'on veut dire !

Quant à l\\\'alcool , pour avoir fréquenté des gens qui s\\\'en sont sortis,
Il paraît qu\\\'il n\\\'y a pas de juste mesure et qu\\\'il faut définitivement arrêter à cause des marqueurs qui sont dans le sang et qui réagissent à la moindre goutte.

Alors pourquoi pas rester alcoolique si cela ne vous empêche ni de travailler ni d\\\'aimer?

J\\\'aime bien la définition de Freud sur la santé:
Pour lui la santé c\\\'est la capacité de travailler et d\\\'aimer
je ne sais pas ce que les hygiénistes en pensent.

large débat

bon après midi

M.S.?? Manuela STIEG